
Pensionnat Fushigi À première vue, tout semblait normal... |
| | | L'entrée d'une victime de la mode | |
| | Auteur | Message |
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Hosoda Akane

Messages: 22 Date d'inscription: 11/12/2008
 | Sujet: L'entrée d'une victime de la mode Sam 13 Déc - 22:34 | |
| Assise sur la banquette arrière, Akane regardait une revue de mode, la dernière édition. Il n’aurait pas fallu qu’elle oublie de l’acheter, elle venait tout juste de sortir et la jeune fille se faisait un point d’honneur d’acheter ce magazine dès sa sortie. En le feuilletant, elle faisait une étoile à côté de chaque item qui lui plaisait. * Une nouvelle garde-robe pour mon entrée, ça serait chouette!!*Elle releva la tête de sa revue et s’avança en prenant appuie sur le banc de devant. - Okaasan, je pourrais avoir des nouvelles tenues pour mon entrée dans cette école? Imagine si je suis rejetée par tous à cause de mes vêtements démodés. Ce serait l’horreur, je ne pourrais survivre à telle humiliation. Errant seule, sans amis, je finirais sûrement itinérante ou pire serveuse dans un café avec un uniforme abominable qui n’irait ni avec mon rouge à lèvre ni avec mes ongles. Je serais pointée du doigt par tous et je finirais dans une de ses rubriques des personnes les plus mal accoutrées du monde entier. Elle se rejeta sur le banc arrière et se mit à se lamenter et pleurer sur ses futurs déboire. Si elle pouvait avoir cette nouvelle garde-robe, elle ferait sensation, ça elle en était certaine. Elle s’imaginait déjà dans les robes qu’elle venait de voir, les jupes et les chemisiers. Son père ne pouvait qu’accepter. Elle n’avait plus rien à se mettre maintenant qu’elle y pensait, toutes ses tenues étaient dépassées dès l’instant où elle avait son magasine entre les mains. Sa mère mi amusé mi sérieuse regarda sa fille et puis son mari. Son père lui jeta un coup d’oeil à travers le rétroviseur et éclata de rire. -Ne t’inquiète pas tu iras magasiner.Akane sauta au cou de son père qui continuait a rire, puis se rassit toute excitée à l’idée des accessoires qu’elle s’achèterait aussi. Ça ne pouvait être qu’une merveilleuse journée. Elle se ferait des nouveaux amis et elle aurait de nouveaux vêtements. Rien ne pouvait lui faire plus de plaisir. Peut-être un petit serait apprécié lorsqu’elle serait au pensionnat, et sa vie serait parfaite. *Parfaite!* Elle regarda par la fenêtre et aperçue un énorme bâtiment. Est-ce que c’était le pensionnat? -Otousan, est-ce qu’on est arrivé?
-Oui, c’est ici. Ça te plait?Bien sur que ça lui plaisait. Vivre dans une aussi grande bâtisse, c’était un rêve qu’elle formait depuis longtemps. Ayant vécue dans une petite maison toute simple, ce qui était grandiose l’attirait. Le véhicule s’arrêta et aussitôt Akane sortit pour observer l’entrée qui lui faisait face. C’était merveilleux! Ses parents sortirent à leur tour contents que leur fille appréciait sa nouvelle école. Son père sortit les valises du coffre et vint les placer à côté de sa fille. La famille s’étreignit, et la séparation fut à la fois triste et agréable. Akane regarda ses parents retourner à la voiture et les salua une nouvelle fois lorsqu’il quitta la court du pensionnat. Elle se retourna vers l’entrée et marcha vers l’intérieur. Il y avait quelque personne et Akane se réjouissait déjà de se faire de nouveaux amis. |
|  | | Reda Toshiga

Messages: 70 Date d'inscription: 16/11/2008 Localisation: Proxima du Centaure (encore et toujours...)
 | Sujet: Re: L'entrée d'une victime de la mode Dim 14 Déc - 14:09 | |
| Reda était dans la hall, un livre à la main, immobile au milieu de la foule. Ce n'était pas la première que cela lui arriver, plonger dans un livre au point de ne plus avoir conscience de ce qui l'entourer, d'oublier tout, de s'imprégner d'un univers autre que le monde réel qu'il détestait tant. Reda s'entourait de ses personnages imaginaires mais si vrai, qui n'avait pas la capacité, la force, de lui mentir. Tout ces êtres, il les connaissait mieux qu'il ne connaîtrait un Homme, cette espèce si instable et fausse qu'il ne pouvait que regrettait son appartenance à cette communauté. Mais en faisait-il vraiment parti ? Certes, il était semblable à eux physiquement, mais son mental était bien trop éloigné de toutes leurs réflexions inutiles et limitantes.
Il fit un pas en direction de la porte. En réalité, il voulait se rendre dans la salle des professeurs, mais son attention emprisonnée par ce livre, il n'avait pas les moyens et l'envie de regarder où il allait. Il fit alors un deuxième pas, puis un troisième, et sans trop savoir pourquoi, continua ainsi jusqu'à la sortit. Enchaînant des mouvements à la fois proches et saccadés, s'arrêtant quand un des pensionnaires passait à vive allure devant lui, plus par réflex que par volontarisme. Un peu le monde à l'envers, n'était-ce pas ces gamins qui devaient s'immobiliser à son passage ? Si, et en temps normal -ou plutôt anormal car il est plus fréquent de le voir avec un livre que sans-, il n'appréciait guère qu'on ne lui montre pas ce respect que son statut lui accordait. Mais de toute façon, cette jeunesse était si écervelée et désintéressée, qu'elle ne valait pas la peine qu'il s'époumone à réinstaurer un ordre oublié.
Il s'arrêta quelques instants, une jeune fille était devant lui. Sans même décoller ses yeux des lettres et du papier jaunit par le temps, il attendit simplement qu'elle passe comme les précédents son chemin. Après environ une demi-minute, comprenant qu'il n'y avait guère de changement, il ferma son livre dans un claquement sourd et leva la tête en direction de la jeune fille.
Entourée par des valises, le regard pétillant de l'émerveillement face à ce qu'on pensait être merveilleux, pas du tout l'air perdu, sûrement pas là depuis assez longtemps pour qu'il s'affiche sur son visage. C'était donc une nouvelle arrivante, une de plus qui débarquait en cours d'année. Il ne savait pas pourquoi, mais ces arrivées tardives l'exaspéraient. Elle était la combientième ? Troisième, quatrième, peut être plus... Au fond, il s'en fichait du nombre, mais il lisait à travers cette modification de l'ordre actuel un mauvais présage. Pour lui, on arrivait dans un établissement en début d'année scolaire, on en repartait en fin d'année. C'était un pacte pour un an, on n'en change pas comme on change de chemise. Après tout, ne l'avait-on pas forcé, lui, à rester dans des établissements qu'il détestait, des années entières ? Oui, il était évident que les valeurs se perdaient. Du moins, ses valeurs, qui n'avaient rien à voir avec la réalité, la vraie réalité, pas la sienne, qui n'était rien qu'en la désignant par le mot réalité, un paradoxe total. - Bonjour. Tu es nouvelle je présume ?Un peu -beaucoup ?- idiote comme question, mais il n'avait rien d'autre en stock. Il s'était contenté d'apprendre des modèles de phrases par cœur, et de les ressortir en fonction des situations, des personnes, comme si tout n'était qu'un immense théâtre où chacun à son texte. Pour une fois, sa vision du monde n'était pas si fausse..._________________ L'espoir ne fait pas la vie, mais la survie. La survie, ce n'est qu'une lutte éternelle entre deux craintes qui nourrissent et pourrissent le cœur des Hommes. La Crainte de la Vie, et la Crainte de la Mort. Le voie de la connaissance ? C'est celle qui vous apprend que vous ne savez rien. |
|  | | KURITA Keisuke

Messages: 159 Date d'inscription: 28/11/2007 Localisation: Nantes
 | Sujet: Re: L'entrée d'une victime de la mode Dim 14 Déc - 14:30 | |
| Une grosse cylindrée noire fit une embardée pour éviter la voiture qui reculait et laissa une longue trainée dans les graviers. Keisuke jura dans son casque et rétablit l'équilibre de sa moto en donnant un coup d'accélérateur. Il passa à un mètre tout au plus de la jeune fille et de ses valises. C'étaient certainement ses parents dans la voiture. Il lâcha le guidon d'une main pour retenir la grande housse rigide sanglée à son dos. Le jeune homme poussa les gaz jusqu'au garage et descendit de sa moto. Sa tenu de cuir accrocha un instant la lumière du soleil mais il bougea et le rayon se perdit sur le mur de ciment du local. Kei ôta son casque libérant sa crinière rouge. Pour une fois qu'il ne portait pas son kéfié, on pouvait aisément voir les innombrables piercings qu'il portait au visage: ses cinq labrets, ceux à l'arcade et à l'arrête du nez. Une apparence peu amène qui décourageait la plupart des gens de l'approcher et ce, malgré le sourire léger qui ornait ses lèvres. |
|  | | Hosoda Akane

Messages: 22 Date d'inscription: 11/12/2008
 | Sujet: Re: L'entrée d'une victime de la mode Dim 14 Déc - 22:36 | |
| Toute excitée par l’univers qui l’entourait Akane regardait à droite à gauche dans l’espoir qu’on s’arrêterait pour lui parler. Car de toute évidence , elle était sur qu’on viendrait lui parler. Elle avait acheté un ensemble exprès pour cette journée, qu’elle attendant depuis déjà une semaine. Un gilet rose saillant qui lui donnait quelque forme et une jupe Calvin Klein qu’elle avait réussi avoir en rabais. Avant le départ pour le pensionnat, elle s’était pavané dans la maison, prenant des poses à droites et à gauches suivit des rires moqueurs de son petit frère. Mais Akane s’en moquait royalement, elle savait qu’elle était jolie dans cet ensemble et qu tout le monde le remarquerait. L’opinion d’un gamin lui importait peu. Mais pour l’instant personne ne semble porté attention à sa présence. Elle entendit un claquement sonore et fut tiré de sa rêverie. Elle tourna la tête et aperçue un homme devant elle. Il s’avança dans sa direction. Akane sourit enfin, on la remarquait. Ce n’était pas un élève de toute évidence. Il était trop vieux pour ça. *Sûrement un professeur . Enfin j’espère!*Parce que plus elle le regardait plus, elle le trouvait charmant et mignon. Pour elle, le charme et la beauté étaient ce qu’il y avait de plus important chez une personne. Il n’était pas habillé à la dernière mode, mais son visage compensait. Avoir un professeur mignon était un plus, selon elle. Elle pouvait passé des heures à le regarder assis à son pupitre sans que ça ne paraisse louche, et paraître d’un élève attentive et studieuse. Ce qu’elle n’était pas, elle était très loin de là. Elle n’était pas dernière de classement, mais c’était tout comme car elle se retrouvait souvent avant dernière ou presque. Non pas qu’elle était stupide, mais elle n’apportait aucun intérêt à ses études. -Bonjour. Tu es nouvelle*Ah! Même sa voix avait quelque chose de charmant. *Elle s’apprêtait à lui répondre sur un ton mielleux quand son regard fut capté par un jeune homme qui passa à côté d’elle. Du coup, elle fit un bond en arrière s’accrochant à l’homme qui venait de lui parler. Elle avait déjà vu de nombreuse fois des personnes habillé comme ça, elle avait même une amie qui sortait avec ce genre de garçon, mais pour ça part elle en avait toujours eu peur. Ils lui donnaient des frissons dans le dos. Il avait l’air d’un monstre métallique avec tous ces piercings. Elle le regarda et se dit qu’il aurait même pu être joli sans toute cet attirail. Comment pouvait-on se mutiler autant le visage. Elle se tourna et vit qu’elle était toujours accrocher à l’homme qui avait du charme. -Oh...désolé...je...en fait je...Elle rougit en se décollant du jeune homme. Et regarda vers le sol gênée. |
|  | | Reda Toshiga

Messages: 70 Date d'inscription: 16/11/2008 Localisation: Proxima du Centaure (encore et toujours...)
 | Sujet: Re: L'entrée d'une victime de la mode Dim 14 Déc - 23:59 | |
| Reda sentit la jeune fille qui s'agripper à lui alors qu'une moto passait à côté d'elle, juste assez près pour effrayer sans prendre de risque. Il ne réagit pas à ce contact et se contenta de suivre le motard du regard. Qui qu'il soit, il risquait d'entendre parler de lui dans les prochains jours. Déjà, il n'aimait pas les motards en général, pour une raison qui lui échappait, mais en plus, lorsqu'ils étaient des dangers publics... Mais il s'occuperait de lui plus tard... -Oh...désolé...je...en fait je...Elle s'écarta, rétablissant une distance convenable entre eux. Aucune réaction de sa part, rien, même pas un mouvement de sourcil. Ce n'était qu'une gamine, elle devait avoir une quinzaine d'années... Lui était professeur, elle, élève, il devait sans tenir à ça. - Tu t'appelles comment ? _________________ L'espoir ne fait pas la vie, mais la survie. La survie, ce n'est qu'une lutte éternelle entre deux craintes qui nourrissent et pourrissent le cœur des Hommes. La Crainte de la Vie, et la Crainte de la Mort. Le voie de la connaissance ? C'est celle qui vous apprend que vous ne savez rien. |
|  | | Hosoda Akane

Messages: 22 Date d'inscription: 11/12/2008
 | Sujet: Re: L'entrée d'une victime de la mode Mer 17 Déc - 18:24 | |
| Ne remarquant rien au ton neutre sur lequel il lui posait la question, la jeune fille releva la tête toute heureuse. Il voulait savoir son nom. Akane était si heureuse qu’il s’intéresse vraiment à elle. Il aurait très bien continuer son chemin sans lui porter attention, mais il était venu la voir et lui demander son nom. Elle lui sourit oubliant le motard qui venait de passer. -Je m’appelle Hosoda Akane et oui, je suis nouvelle. Mes parents viennent tout juste de me laisser ici. Nous venons de Tokyo, et nous avons du quitté parce que mon père a été transféré. Vous savez, au début je ne voulais pas déménagé. Tokyo est une si belle ville, si grande et avec tout ce qu’on veut à notre disposition. Mais maintenant que j’ai vu le bâtiment, je suis très heureuse de venir étudier, ici. J’ai toujours rêvé de vivre dans un grand manoir ou une villa. Le pensionnat est tellement grand que c’est tout comme vous ne croyiez pas. À vrai dire, c’était l’idée de vivre en pensionnat qui ne me plaisait pas beaucoup. Dans les films, on entend toute sortes d’histoires et il y a des rumeurs aussi. Mes amis de Tokyo m’ont dit qu’il y avait plus de possibilité de se faire assassiné dans un pensionnat que partout ailleurs. Ils m’ont dit que le fait de vivre avec les mêmes personnes trop longtemps pouvait rendre fou certains, vous croyiez que c’est vrai vous? Enfin j’espère que non. Vous êtes professeur ici?Elle aurait pu parler encore longtemps, mais elle voulais vraiment savoir s’il était professeur. C’était la première personne qu’elle rencontrait et voulait en savoir le plus possible. Ce n’était pas dans sa nature d’écouter, elle préférait parler, car elle avait toujours une tonne de chose à dire, que ce soit intéressant ou non. Mais elle aimait savoir ce qui se passait autour d’elle, et réussissait quelques fois à se taire pour laisser son interlocuteur lui parler. [HRP]pas trop d'inspiration désolé...[HRP] |
|  | | Reda Toshiga

Messages: 70 Date d'inscription: 16/11/2008 Localisation: Proxima du Centaure (encore et toujours...)
 | Sujet: Re: L'entrée d'une victime de la mode Ven 19 Déc - 19:30 | |
| Un débit de mots plus qu'impressionnant, relevant presque de l'impossible. Il la laissa parler, n'écoutant pas vraiment les informations qui lui étaient divulgués. Il n'aimais pas beaucoup que quelqu'un lui raconte sa vie. Il trouvait ça d'un ennui éternel, d'une débilité si évidente. C'était tellement puéril de croire que l'histoire d'une quelconque personne puisse intéresser qui que ce soit d'autre que ceux qui s'y rattachent. L'individualisme était dans la nature humaine, on ne l'avait pas épargné.
Pour autant, il se tut, la laissant terminer son long discours sur une question, qui l'étonna même s'il ne le montra pas. La réponse n'était-elle pas évidente ? Il ne ressemblait guère à un élève, du moins, n'en avait pas l'impression. Puis qu'elle était cette histoire de devenir fou ? Qu'entendait-elle par "folie" ? Les plus grands artistes étaient souvent considérés comme fou, les plus grands savant aussi. Pourtant, l'était-il vraiment ? Sûrement... Comme tout le monde. Oui, comme tout le monde, et seule la société contient cette folie. C'est son rôle de contenir la folie humaine, de faire rentrer chacun dans les rangs. Les premiers ou les derniers rangs... Enfin, une grande dérivation pour pas grand chose, pour une question à laquelle il ne répondra pas de toute façon.- Je suis professeur de littérature.Lui même s'étonnait à se désigner ainsi. Il ne se considérait pas comme un prof', ou plutôt, pas comme l'image qu'on lui en avait donné depuis toujours. Juger, mais pas transmettre. Évaluer, mais pas encourager. Détruire, pour mieux appliquer la loi du plus fort... C'était ça, le magnifique système éducatif. Et malheureusement, ce n'était pas lui qui allait changer les choses. Non, certainement pas lui, qui se contentait de rêver un monde qu'il voyait plus beau, plus vrai que celui-ci.
Sortant de son immobilité physique qui reflétait son activité mentale, il regarda Akane. Normalement, il devrait la mener chez le directeur. Il n'avait pas vraiment envie. Puis après tout, elle ne lui avait pas demandé..._________________ L'espoir ne fait pas la vie, mais la survie. La survie, ce n'est qu'une lutte éternelle entre deux craintes qui nourrissent et pourrissent le cœur des Hommes. La Crainte de la Vie, et la Crainte de la Mort. Le voie de la connaissance ? C'est celle qui vous apprend que vous ne savez rien. |
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